Mondoblog Abidjan : Aventure, mon amour

Un livre, une aventure #MondoblogAbidjan, un songe. Trois fois rien, écrit sur un bout de papier sur le coin d’une tablette d’avion, que j’ai voulu partager avec vous. Juste pour le plaisir de vous faire goûter à cette douce nostalgie qui m’envahit. Demain, je sors de ma bulle, promis…

« Tout ce que tu crois profitable, fuis-le. Bois le poison, renverse l’eau de la vie ! Abandonne la sécurité, reste dans des lieux effrayants ! Défais-toi de ta réputation. Sois disgracié et sans vergogne » Elif Shakaf,  Soufi, mon amour, 2013.

J’ai souvent l’impression que le livre que je suis en train de lire influence mes humeurs. Je parle des livres qui me touchent, les autres, je ne les termine pas.

J’avais commencé mon livre quelques jours avant de partir pour Abidjan (Côte d’Ivoire), retrouver quelque 67 blogueurs francophones que je lis et avec qui je corresponds parfois, depuis plus d’un an. Je le termine dans l’avion qui me ramène à la réalité de mon quotidien marseillais, comme si cette parenthèse n’avait été qu’un songe.

Un avion, des adieux, le décollage, puis les larmes qui me viennent au moment où l’appareil quitte la terre ferme. Comme si je réalisais enfin l’absence de ceux que je viens de quitter. Tout cela m’est familier, trop peut-être. Petits morceaux de vie éparpillés dans le monde, comme une traînée de poudre. Ma parenthèse ivoirienne en sera un de plus.

Je n’ai pas écritpendant toute une semaine, alors que les millions de choses que j’ai découvertes auraient dû m’inspirer. Cette réflexion m’envahit au moment ou je lis l’histoire du poète Rumi qui a commencé à écrire lorsque son chemin s’est écarté de Shams, son ami derviche, son frère.

La nostalgie est-elle propice au verbe ? Je me le demande. Mais douloureuse, elle l’est, j’en suis certaine. Mon livre parle d’amour, pour Dieu, pour la vie, et pour les Hommes. Il parle aussi de codes sociaux, de cloisonnements, de conditionnements. Il raconte comment Rumi a transgressé tous ceux-ci pour se hisser doucement vers la plénitude.

Il raconte aussi comment son héroïne, Ella, en a fait de même pour s’initier aux splendeurs de l’Amour. Son histoire et celle du poète s’entrecroisent. La mienne se dessine en filigrane. Du moins, j’ai envie de le croire ainsi, à cet instant t.

J’ai refermé mon livre, je suis descendue de l’avion, et j’ai repris le cours de ma vie là où je l’avais laissé. [Presque] comme si rien n’avait changé. Pourtant, j’ai cette étrange satisfaction intérieure d’en être ressortie grandie, un peu plus. Et dans mon cœur, je souris.

« Les opposés nous permettent d’avancer. Ce ne sont pas les similitudes ou les régularités qui nous font progresser dans la vie mais les contraires. Tous les contraires de l’univers sont présents en chacun de nous. » Elif Shakaf,  Soufi, mon amour, 2013.

 

Derneirs instants sur la plage de Grand Bassam. Crédit photo : Pascaline

Derniers instants sur la plage de Grand Bassam, Côte d’Ivoire. Crédit photo : Pascaline

 

 

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Apres avoir terminé mes études en Economie Sociale et Solidaire, j'ai décidé de voyager pour aller voir ce que représentent les notions de développement, de bonne gouvernance ou encore de cohésion sociale au Sud de la Méditerranée, en Egypte. Entre Médina et Belle Etoile représente ces ponts tissés entre les médinas (quartiers anciens des villes du Maghreb et de certains pays d'Afrique) du Sud, et les villes du Nord, mais aussi entre le passé et le présent, l'Orient et l'Occident. C'est aussi un clin d’œil a la rappeuse marseillaise Keny Arkana et à son tube "Entre ciment et belle étoile".

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10 réflexions au sujet de « Mondoblog Abidjan : Aventure, mon amour »

    • Merci! Je voulais continuer, mais l’avion à atterrie… et quand je l’ai repris, je n’étais plus tout à fait dans le même état d’esprit, alors j’ai préféré le laisser comme il était venu.

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